Alain Rousset, Président du Conseil Régional d’Aquitaine, Philippe Madrelle, Président du Conseil Général de la Gironde, et Vincent Feltesse, Président de la Cub, dénoncent les modalités de répartition du Fst doté de 12 millions d’euros pour la Lgv Sea sur la section Angoulême – Bordeaux, a-t-on appris le 8 février 2012.
Ce dispositif d’accompagnement des territoires traversés a pour objet d’améliorer l’insertion environnementale de la Lgv Tours – Bordeaux. Réunis en Comité des Exécutifs le 10 novembre 2011, la Région Aquitaine, le :gg: et la Cub ont exprimé le souhait d’une meilleure répartition de ce fonds en respectant deux critères : 50 % pour le linéaire de voies traversant la commune et 50 % pour le nombre de la population des communes traversées. Cette demande avait, d’ailleurs, reçu l’appui du Préfet de la Région Aquitaine, coordonnateur du projet.
Les critères doivent être pondérés à parité
, insistent les trois élus. En effet, les communes de Gironde concentrent une grande part de la population située à moins de 300 mètres de la nouvelle ligne : 50 % des 17 000 habitants impactés sur l’ensemble du tracé Tours – Bordeaux.
La répartition décidée par le Premier Ministre (90 % pour le linéaire de voies traversant la commune et 10 % seulement pour le critère Population des communes traversées) génère aujourd’hui une perte financière de 2,4 millions d’euros pour les communes girondines.
Pour les élus, cette répartition est inacceptable eu égard de l’implication exemplaire des collectivités dans le financement du plus grand chantier ferroviaire du siècle.
Un courrier signé par les trois élus avait été adressé à Nathalie Kosciusko-Morizet le 20 décembre 2011.
Source : Conseil Régional d’Aquitaine